
Neuf ans après son entrée au classement du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, le repas gastronomique des Français trouve à Lyon le premier lieu célébrant sa réputation et son histoire.

Située au coeur de Grand Hôtel Dieu rénové, cette institution culturelle propose une programmation riche et ambitieuse autour des enjeux de l’alimentation comme prévention pour une bonne santé.
Régulièrement, des chefs seront invités pour préparer des menus dégustation sous les yeux des visiteurs. C’est Régis Marcon, chef triplement étoilé qui est présent pour ce week-end d’ouverture.

Nous avons été reçus par le jeune directeur Florent Bonnetain qui nous a guidés dans les étages.

En effet, la Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon propose un parcours permanent sur 4000 m2.

L’accueil jouxte la boutique où sont proposés livres, épicerie, cadeaux.

Un espace dénommé Bon appétit évoque la culture et l’histoire de la gastronomie lyonnaise autour de figures telles que Paul Bocuse,

et son célèbre piano avoisinant la tonne. Pour la petite histoire, le plancher de la salle a dû être renforcé pour supporter ce poids.

Y sont évoquées aussi les célèbres mères lyonnaises.

Les espaces s’articulent autour du Dôme des Quatre Rangs, avec son magnifique lustre

et son autel,

lieu sur lequel s’ouvre l’espace Au Grand Hôtel Dieu avec l’apothicairerie

et en enfilade, dans les anciennes salles du conseil et des archives de l’hôpital, un espace dénommé Et demain où le visiteur est amené à penser aux enjeux de la nutrition et de l’alimentation d’aujourd’hui et de demain,

avec cet original outil de médiation.

Un peu plus loin une petite apothicairerie avec une place belle laissée aux plantes.

Un autre espace appelé A table nous emmènent au marché

et à la découverte des produits du terroir

avec entre autres, des recettes fétiches de Guy Lassausaie. J’ai choisi le gâteau de foie de volailles, c’est un peu ma madeleine de Proust, ma grand-mère en faisant un si délicieux que je n’ai jamais pu l’égaler.

Dans le fond de la salle, une sélection d’une vingtaine d’extraits de films où il est question de repas.

Au deuxième étage se tient Miam Miam, espace ludique

consacré aux enfants

avec de nombreux espaces interactifs.

Pour terminer la visite, direction la cuisine où Régis Marcon explique son menu dégustation avec courges, viande, légumes et un dessert élaboré à partir d’un des récents chocolats Valhrona, appauvri en sucre.

Nous dégustons un velouté de potimarron

alors que les visiteurs, pour 12€, ont pu goûter une julienne de butternut avec une sauce agrumes, segments d’orange et tuile de graines (pavot, lin, graines de courge), de la joue de boeuf confite à la Syrha avec purée de patates douces et légumes anciens rôtis (topinambour, panais, carottes pourpres) au thym et en dessert biscuit chocolat, crémeux chocolat et copeaux de chocolat.

Trois temps forts sont annoncés dans les mois qui viennent : le premier chef invité en la personne de Régis Marcon,

une exposition temporaire “Revisiting Arcimboldo” de décembre 2019 à mai 2020

source : internet
puis le Japon, à l’automne 2020, premier pays invité.

Cette nouvelle institution permet aussi de s’imprégner de la mémoire de lieux. Ici un bas-relief,

un ancien imposte en bois,

des marques de tâcherons

et tout cela dans un cadre magnifique.
