8 mars : journée de la femme, direction Arménie et Géorgie

Chaque année, à l’occasion du 8 mars, un petit hommage photographique consacré aux femmes du monde, en fonction de mes voyages : Cuba,  l’Inde du Sud, le Mali, le Maroc, le Népal, la Chine, l’Ouzbékistan, l’Iran. Cette année, nous nous rendons en Arménie et en Géorgie.

L’un des premiers visages féminins qu attiré mon attention fut celui de cette femme s’occupant de la billetterie à la  cathédrale d’Etchmiadzine.

Au monastère de Keghart, il y avait le jour de notre visite plusieurs baptêmes dont celui de cette petite fille, très fière d’arborer son diadème.

A l’entrée du monastère, comme partout dans les lieux touristiques,  des marchandes (celle-ci plutôt revêche) de friandises,

notamment ces  fruits séchés

ou ces pâtes de fruits délicieusement acidulées

ou plus loin une sorte de galette.

Le voyage s’est passé dans des conditions particulières puisque nous  étions en Arménie au moment de la révolution de velours (référence à la révolution de velours en Tchécoslovaquie).

Pour rappel cette révolution s’est déroulée de mars à mai 2018, à l’initiative du député d’opposition Nikol Pachinian, ici lors d’un discours au Parlement le 1er mai,

elle rassemble des dizaines de milliers de personnes, particulièrement dans la capitale Erevan, Gyumri et Vanadzor.  

S’intensifiant à partir d’, le mouvement, baptisé « L’Arménie sans Serge » (en arménien  : ՄերժիրՍերժին : MerzhirSerjin), a mené, le , à la démission de Serge Sarkissian au pouvoir depuis 2007, puis à l’élection de Nikol Pachinian au poste de Premier ministre le 8 mai 2018, après l’échec d’une première tentative le , qui a alors mené à l’intensification du mouvement, à travers des blocus et une grève générale multisectorielle (source Wikipédia)

La capitale était bloquée et dans les campagnes les manifestants barraient les routes. Ici, près de Vanadzor, le petit village de Bavozy, les jeunes filles n’étaient pas en reste 

surtout celle au poing levé, véritable passionnaria en herbe

Nous avons pu finalement atteindre Haghpat, petit village paisible dans la montagne  où chacun vaquait à ses occupations

sans oublier aussi les “marchandes du temple” dans l’enceinte immédiate du célèbre monastère

comme cette femme au très beau visage

Je n’oublierai pas non plus cette femme dans son jardin, si douce et généreuse

qui nous a accueilli dans sa maison, avec café, chocolats, friandises, fruits séchés

Terriblement poignant au cimetière de Sanahine, cette pierre tombale gravée évoquant l’accident de voiture (vous remarquerez la voiture à droite sortant de la route) qui a fauché cette femme et ses filles

alors que sur la palissade entourant l’école, une image colorée réalisée par les enfants évoque la joie et l’opulence avec les raisins

et la grenade, symbole de l’Arménie

encore présente dans la main de cette paysanne brodée

Toujours à Hagpat, nous croisons d’autres visages avenants,

et notre hôtesse Anouche qui nous a régalé de petits pains au lait et au sucre.

Nous retrouvons la ville avec notre passage en Géorgie et plus particulièrement dans la capitale Tbilissi ou dans un parc cette petite fille se fait photographiée avec un perroquet

alors que ça et là, des femmes dressent de petits étalages pour tenter de vendre leurs réalisations

ou des jus de fruits aux passants

à moins qu’elles ne demandent l’aumône dans la rue

ou à la sortie de l’église de Metekhi

alors qu’à l’intérieur d’autres femmes sont toutes à leur dévotion.

Dans une autre église de la ville, Saint-Georges-de-Kachvéti,

cette femme au beau visage entame des psaumes

Ailleurs, dans l’église de la Sainte Trinité, on croise une femme employée à l’entretien des lieux

une vieille femme qui a l’air perdue

et une autre en plein dévotion

et tout cela au milieu de superbes icônes

couvrant les murs, représentant la Vierge.

Autre lieu, le monastère  Sainte-Nino à Bodbe

où l’on retrouve des femmes

faisant l’aumône

s’occupant de la boutique..

Plus loin en chemin, nous assistons à un mariage

avec ces petites filles dans l’entourage des mariés qui observent,

alors que cette femme ignore ce qui se passe autour d’elle.

Mariage ou plutôt suite de mariage car les cérémonies s’enchaînent

et les époux posent fièrement à l’entrée de l’église.


Dans la petite ville de Sighnagi, toujours en Géorgie, nous surprenons des  femmes dans un atelier en train de  fabriquer des objets en feutre.

Plus loin dans le célèbre cimetière de khatchkars à Noradouz,

on retrouve des femmes vendant cette fois-ci des objets tricotés par leurs soins.

Un petit clin à cette famille francophone qui nous a si bien reçu et au sourire de Naira à Vardenis.

Je terminerai par le visage de cette petite géorgienne, croisée dans l’église fortifiée de Gremi, église des Archanges et qui semble bien perplexe.

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