Atelier chocolat au Choco Museo à Cusco, Pérou

Lors de mon dernier voyage au Pérou, j’ai eu l’occasion d’assister à un atelier chocolat au Musée du Chocolat à Cusco.

Abel qui reçoit ce jour-là le petit groupe de « stagiaires » (7 jeunes américains, 1 brésilien, 1 argentine et moi-même) commence par nous donner quelques explications à partir des panneaux accrochés au Musée : sur le cacaoyer, ses fleurs, ses fruits, la récolte, 

la fermentation (dans des boites en bois  entre deux lits de feuilles de bananier), le séchage…

Abel ouvre en deux une cabosse qui contient une quarantaine de grains de cacao et nous propose d’en sucer un : le goût est agréable. 

On coupe la fève fraîche en deux

puis on croque la fève sèche : un goût de chocolat mais aussi d’olive, de café

Abel nous propose de prendre 6 fèves qu’il appelle nos « babies ». La méthode pédagogique me parait un peu infantile mais peu importe. La prochaine étape consiste à faire griller les fèves, dans un récipient en terre.

On doit remuer constamment tout en répétant : « I love you my cacao beans » (je vous aime mes fèves de cacao) qu’on doit répêter en langue quechua : « Nuqan Munakuyki ». Un peu ridicule. Les fèves vont craqueler comme du pop corn, ce qui permettra de les peler.

En écrasant légèrement les fèves entre nos doigts, on libère la fève à proprement parler de sa coquille.

Avec les coquilles, on peut faire une infusion, en ajoutant de l’eau bouillant et du sucre.

Ce « thé » a nettement le goût de cacao.

Maintenant que nous avons récupéré les fèves, 

nous les écrasons dans un mortier

pour en faire une pâte. Abel met en compétition les participants et choisit ceux qui ont réaliser la meilleure pâte. Les gagnants reçoivent chacun un cadeau. On se croirait à l’école avec une distribution de bons points. 

Ensuite, on gratte la pâte pour la récupérer sous forme de copeaux.

Ce qui va permettre de faire un breuvage comme ceux que les mayas confectionnaient lors d’offrandes avec la pâte de cacao, du miel, du piment, de l’eau bouillante. Il semblerait que les mayas ajoutaient du sang humain.

C’est alors qu’Abel se livre à un simulacre du plus mauvais goût : demander à un des participants de pouvoir prélever quelques gouttes de sang au poignet : l’endroit est désinfecté, Abel approche un couteau pour finir par avouer que tout cela n’est qu’une blague. Grotesque.

On mélange alors tous les ingrédients puis on filtre 

pour obtenir une boisson

Lorsqu’on le goûte, Abel nous fait prononcer une formule en quechua : Hanaq pacha, Kay pacha, Uju pacha, Kausy paq. 

Les Espagnols découvrent le chocolat au Mexique, le ramène en Europe Mais ce sont les Italiens qui commencent à faire du chocolat tel qu’on le connait, en variant la recette : pâte de cacao, cannelle, clous de girofle, sucre, lait. 

On ajoute le lait chaud aux autres ingrédients puis on mélanger énergiquement avant de filtrer et déguster. 

La suite de l’atelier consiste à fabriquer de petites bouchées en chocolat, à partir de chocolat tempéré.

On choisit des moules 

puis quelques ingrédients au choix : fleur de sel, amandes, noix de cajou, fruits confits, gingembre en poudre, cannelle en poudre, piment, grué de cacao etc..

Chacun à sa guise, dispose les ingrédients et coule le chocolat fondu dans les moules.

Une fois la plaque finie, on colle une étiquette sur la plaque qui est mise au réfrigérateur.

Deux heures plus tard on peut venir récupérer ses bouchées, prêtes à être démoulées

et dégustées. 

Même si je n’ai pas toujours apprécié l’humour d’Abel, ce fut un bon moment et les stagiaires ont eu l’air d’apprécier. 

Adresse : Choco Museo  Calle Garcilaso 210, 2° piso, Plaza Regocijo, Cusco. Tarif 75 soles pour 2 heures d’atelier (soit environ 25€)

 

 

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