Régulièrement depuis plusieurs années, je publie à l’occasion du 8 mars un billet en hommage aux femmes anonymes que je croise au cours de mes voyages.
L’année dernière, nous étions avec les femmes ouzbèkes, l’année d’avant avec celles d’Inde du Sud. Il y eut aussi les marocaines ou les petites filles et femmes maliennes auxquelles il m’arrive plus particulièrement de penser à l’heure où le Mali est durement touché par les combats.
J’ai toujours eu l’impression, que ce soit au Mali, en Inde, au Vietnam, au Népal ou ailleurs que les femmes travaillaient plus que les hommes. Un relent de féminisme m’empêchant d’être objective? je ne suis pas sûre.
Comme ailleurs, j’ai croisé les femmes népalaises souvent lourdement chargées, comme ici à l’orée du parc de Chitwan presque à la frontière indienne
où là dans la région de Nagarkot où nous croisons de petites filles ramenant du fourrage pour les troupeaux.
Plus loin à Bandipur, joli village perché à 1300 m d’altitude, les femmes transportent des pierres
ou de l’eau dans un ballet incessant.
Partout, et à tout âge, elles s’occupent des offrandes
comme ici à Patan,
ou ici à Swayambhunath, toutes générations confondues
ou en ville
à moins qu’elles ne deviennent moinesses sur les hauteurs de Katmandu, là où se tiennent les tibétains.
On les retrouve en train de mendier comme ici à Bhaktapur,
ou tentant de glaner quelques roupies en vendant bijoux, bonnets
ou foulards aux touristes.
Les jours de fête, (c’était le Nouvel An népalais), elles défilent à la tête d’un orchestre, en costumes traditionnels au milieu de la foule
ou se regroupent au détour d’une ruelle, avec leurs instruments, vêtues à l’occidentale.
Ce jour-là, les petites filles sont plus particulièrement apprêtées
y compris les plus jeunes dans les bras de leurs papas
Nous avons entr’aperçu la Kumari devi, “déesse vivante”,
petite fille cloîtrée dans son palais de Katmandu depuis l’âge de 3/4 ans jusqu’à sa puberté, parée de bijoux, impassible, emmurée…
La prendre en photo est en principe interdit et des vendeurs de cartes postales assaillent le visiteur aux alentours du palais pour proposer cette image iconique.
La Kumari est pratiquement vouée au célibat car l’épouser porte malheur.
Ce n’est pas le cas de cette future mariée que ses parentes parent de bijoux,
ou fardent.
Dans le hameau où nous avons croisé cette petite fille,
un petit groupe d’enfants était assis au milieu des près : c’est l’école. Le tableau est calé par une pierre, les cahiers et les crayons sont dans l”herbe. La “maîtresse” n’est autre qu’une jeune fille plus âgée.
Pour l’instant, cette petite fille est un peu jeune pour l’école mais espérons qu’elle pourra poursuivre des études.


























alegria
Un bien bel article pour rendre un hommage mérité à toutes les femmes du monde.
Flo
Bel hommage… tes photos sont très colorées et belles.
Nora
J’adore ce billet ! C’est vrai quand on y pense que les femmes travaillent plus que les hommes (et chez nous aussi d’ailleurs). Bel hommage que tu fais á toutes les femmes du monde !
ANNE MARIE
beau reportage, et vive toutes les femmes
Tina
Aie aie aie , ces femmes n’ont pas mal au dos ni à la nuque en portant ces lourdes soubiques pleines de trucs ? Les femmes de ce pays travaillent si dure que je pense qu’elles méritent un peu plus de respect non ? Je ne savais pas qu’il existe des « moinesses ». Il est clair que les religions prennent une place très importante dans ce pays. Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi on maquille de cette façon ces petites filles, y-a-t-il une raison particulière à cela ?