la salade du jour : chénopode, pimprenelle, scorsonère, porcelle, silène, décorée de fleurs d’onagre et de souci
Depuis que j’habite en pleine ville, il m’est beaucoup plus difficile de partir faire des cueillettes d’herbes, légumes ou fruits sauvages. Même à l’époque ou j’habitais en pleine nature, je me contentais souvent d’un nombre limité de plantes, d’une part parce qu’il y avait le jardin et surtout parce que ma connaissance des plantes sauvages comestibles était limitée.
J’ai eu l’occasion ce week-end de participer à une petite ballade d’initiation à la reconnaissance de plantes sauvages comestibles organisée par l’association Plantes rares et jardin naturel dans le cadre d’une foire horticole qui se tenait au Lycée Agricole de Carpentras-Serres.
Cela m’a permis de passer un week-end charmant, vivifiant, et de revoir des sites que j’affectionne particulièrement sur la route qui conduit de la vallée du Rhône au Mont Ventoux.
Après de délicieux moments passés chez nos amis qui habitent Flassan, petit village de 400 âmes (été comme hiver ou presque),
j’ai pris la route de Carpentras pour le lieu de rendez-vous. Nous étions une douzaine de personnes, venues de tous les horizons, encadrée par deux passionnés. Nous sommes partis (avec nos paniers, couteaux, appareils photos) dans les bois et les vignes à la découverte de ces plantes sauvages comestibles.
Ceci n’est qu’une première approche et je me contenterai de quelques photos des plantes qui sont entrées dans la composition de la salade que nous avons eu beaucoup de plaisir à croquer une fois de retour chez nos amis.
rosette d’onagre fleur d’onagre
Trouver autant de plantes sauvages comestibles sur une superficie assez réduite et dans un laps de temps très court m’a surprise. Tout est allé très vite : prise de notes, cueillette pour un "herbier", cueillette pour la salade du jour, photos… beaucoup d’informations passionnantes.
Nos accompagnateurs nous ont fortement conseillés de vérifier et revérifier dans au moins 2 voire 3 ouvrages de référence que les plantes cueillies étaient parfaitement comestibles. Nous avons pu nous rendre compte que deux plantes, l’une comestible, l’autre toxique pouvaient sembler presque identiques aux néophytes. Donc prudence.
Voici un des ouvrages de base conseillés. Des bibliographies plus exhaustives sont disponibles sur le site de l’association.
Et puis, tout au long du week-end, il y eut aussi d’autres cueillettes : grenades, coings, cynorrhodons… dont on va essayer de faire quelque chose.
Autant de fruits chers aux peintres de nature morte. Voici deux exemples de "bodegones" de peintres espagnols du XVIIè, conservés au Musée du Prado.
Tomas Hiepes (fragment) Antonio Ponce
Encore quelques vues de Flassan et villages environnants.
Quelques billets précédents avec d’autres plantes sauvages :
































































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