8 mars : les voix des femmes iraniennes

Sara Najafi, photo prise avec mon iphone lors de la projection du film

Sara Najafi, photo prise avec mon iphone lors de la projection du film

Chaque année, les fidèles lecteurs le savent, je consacre mon billet en date du 8 mars à des photos de femmes, photos réalisées lors de mes voyages : Chine, Népal, Ouzbékistan, Inde du Sud, Mali, Vietnam, Rajastan, Syrie, Jordanie, Maroc etc… Mais hasard du calendrier, je ne pars pour mon prochain voyage, l’Iran, que dans 3 semaines. Mais sans attendre mon retour, je vais quand vous même parler de femmes iraniennes.

En effet, j’ai assisté hier soir, en présence de la productrice,  à l’avant première du film No land’s song.

photo prise avec mon iphone

photo prise avec mon iphone

Depuis la révolution de 1979, les femmes n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes, surtout si des hommes se trouvent dans le public.

Sara Najafi fait de la musique depuis son plus jeune âge et est la première femme diplômée en composition de son pays.

En 2009 elle décide d’organiser un concert officiel pour femmes solistes avec sur scène non seulement des Iraniennes mais aussi deux Françaises (Elise Caron et Jeanne Chérhal), une tunisienne (Emel Mathlouthi) et en faisant travailler ensemble une poignée de musiciens à Paris et Téhéran. C’est son frère Ayat qui réalise le film.

Elle veut ainsi rendre hommage aux grandes chanteuses d’avant la révolution qui animaient les cabarets de Téhéran et plus particulièrement à Qamar qui dans les années 20, permit l’éclosion d’une scène musicale féminine en Iran.

Les vrais problèmes commencent lorsque Sara se met à défier le pouvoir de la censure et c’est aussi un des objectifs de ce documentaire : « Montrer comment fonctionne la censure de l’intérieur et en même temps la combattre. »

Un film émouvant et une ode au courage des femmes.

photo prise avec mon iphone lors de la projection.

photo prise avec mon iphone lors de la projection.

Comme toutes les femmes en Iran, comme les chanteuses françaises et tunisienne ayant participé à l’aventure de ce film, je devrai aussi porter le hijab (foulard islamique) dès mon arrivée à l’aéroport de Téhéran. Ce sera pour moi la première fois que la contrainte vestimentaire sera aussi forte dans un pays visité.

source photo : web

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Je ne saurai que vous suggérer d’aller  voir ce film dès sa sortie en salle le 16 mars prochain. N’hésitez pas à nous laisser un commentaire pour nous donner votre sentiment.

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