Nouveauté : surimi au chèvre (rubrique J’ai testé pour vous)

Suite à la réception d’un colis d’un de mes partenaires, j’ai pu goûter une nouveauté : du surimi au chèvre de Fleury Michon. Hasard du calendrier, le jour même un reportage expliquait la fabrication du surimi. Très instructif..

Dans un colis récemment reçu il y avait un produit nouveau : du surimi au chèvre.

Curieux, non? et bien coupé en petits tronçons dans une salade verte juste assaisonnée d’huile d’olive et de citron, ce n’était pas mal du tout.  Chèvre et poisson, ça fonctionne.

Alors là, j’entends la moitié de l’auditoire s’exclamer : du poisson, elle y va un peu fort, le surimi  ce n’est pas fait avec des déchets de poisson?

J’avoue que j’avais un préjugé assez défavorable sur le surimi. Le reportage (il se trouve que j’y ai retrouvé deux de mes connaissances : Laurence et Chef Damien) m’en a appris un peu plus.

Originaire du Japon où il est un produit noble, le surimi est arrivé en France il y a un peu plus de 30 ans. Les français en consomment 50 000 tonnes par an.

Comment le fabrique-t-on?

Les usines réceptionnent ce qu’on appelle le « surimi base », sorte de pâte constituée de  filets de poisson, lavés à l’eau douce, surgelés en mer dans les navires usines. Les autres ingrédients ajoutés servent à donner de la texture au bâtonnet : eau, huile, amidon de blé, blanc d’oeuf. A ce stade, le mélange n’a pas de goût car le poisson l’a perdu lors de son lavage. On rajoute alors l’arôme crabe (arôme de synthèse sur un bâtonnet premier prix, arôme 100% naturel crabe pour des bâtonnets plus chers).

L’autre caractéristique du surimi, sa couleur, n’est pas chimique, il s’agit de paprika que l’on a désépicé pour enlever le goût mais on garde les pigments pour donner la couleur.

On obtient alors une pâte colorée. On a aussi la pâte blanche. On les assemble pour former une pâte bicolore qui sera cuite sur des tambours vapeur puis enroulée sur elle-même pour former les bâtonnets qui seront ensuite tronçonnés et emballés.

Les bâtonnets du commerce contiennent 25 à 38% de chair de poisson mais on peu,t si on fait son surimi soi-même, atteindre des proportions beaucoup plus élevées, jusqu’à 80% de poisson.

Alors, comment faire son surimi ?  voir le prochain billet..

 

 

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6 Comments

  • août 2, 2011

    Mama

    J’ai reçu aussi ce surimi. J’appréhendais un peu l’alliance avec la chèvre mais finalement tu as raison, je trouve que c’est pas mal !

  • Je l’ai également testé, j’aime le chèvre, mais en surimi j’ai une préférence pour celui aux fromage frais et herbes
    Je te souhaite un bon mercredi les températures sont au beau fixe et c’est une joie

    Valérie.

  • août 2, 2011

    kitchenette

    Tu vas faire du surimi toi même ?? .. Ah ben ça je suis curieuse !! hihihi
    J’aime bien de temps en temps mais nous ne sommes pas de grands fans, ceci dit, avec du chèvre, c’est original !!
    Bisouss
    kiki

  • août 2, 2011

    Brigitte

    je ne suis pas une fan de surimi mais je vais suivre avec beaucoup d’intérêt ta prochaine recette;)
    bonne soirée

  • août 4, 2011

    Danielle GRENIER

    Merci de toute cette étude sur le surimi. Il est vrai que nous avons entendu bien des choses désagréables sur ce produit et à la suite de cela, ai un peu abandonné ma consommation.
    Me voilà réconfortée grâce à toi. Un grand Merci.
    Bises – danielle

  • […] y a quelques jours, je vous parlais de la fabrication industrielle du surimi en concluant qu’il était possible de le faire soi-même afin d’avoir une préparation […]

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