Grégory et Georges Blanc au Splendid
Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de participer à une formidable soirée, chaleureuse, amicale, bon enfant, émouvante aussi….
Si vous suivez l’actualité, si vous regardez la une des magazines, vous n’êtes pas sans ignorer que le vainqueur national du Dîner presque parfait est un jeune lyonnais, Grégory, coaché par Georges Blanc, célèbre chef étoilé (3 ***).
Or Georges Blanc a eu l’idée, afin de permettre aux fans de Grégory de le rencontrer, de proposer à ce dernier de réaliser le menu de la finale du Dîner presque parfait dans son restaurant lyonnais le Splendid.
Il fallait voir le chef, Fabrice Garabedian, et toute la brigade faire le maximum pour que cette soirée soit une vraie réussite,
aidée par le directeur de l’établissement Geoffroy Berrier, et toute son équipe…
et tout cela sous l’oeil amical et complice de Georges Blanc, fier de son poulain.
J’ai pu discuter avec Grégory en fin de journée avant l’arrivée des clients. J’ai découvert un garçon absolument charmant, disponible, joyeux, enthousiaste, extrèment simple et humble malgrè la pression des médias et autres sollicitations diverses.
Nous avons discuté de choses et d’autres.. : des chefs qui comptent particulièrement pour lui : Michel Troigros, Michel Roth, Jean-François Piège, Frédéric Anton et bien sûr Georges Blanc, des chefs lyonnais : Nicolas le Bec, Jean Christophe Ansenay-Alex, Laurent Bouvier, Philippe Gauvreau, Pierre Orsi, des restaurants de Lyon qu’il apprécie… de la finale du Dîner presque parfait avec l’épreuve la plus difficile à ses yeux : celle qui s’est déroulée dans la forêt de Rambouillet, la préparation de cette finale (plus d’un mois de réflexion, plusieurs essais et les répétitions du menu afin d’acquérir quelques automatismes).
Grégory n’a pas fait d’étude dans le domaine du culinaire. Mais la cuisine l’a toujours passionné (j’en ai eu confirmation en échangeant quelques mots avec sa maman) et après des études de droit, il a monté une agence de communication liée au domaine de la gastronomie : Pacolea.
Il fut aussi le premier gagnant d’un Dîner presque parfait puisque l’émission a commencé à Lyon le 11 février 2008. Il a d’ailleurs gardé des relations avec les autres candidats lyonnais et ils continuent de se voir. Deux d’entre eux étaient là pour la soirée "spéciale Grégory".
Le fait que toutes les personnes présentes venaient avant tout pour Grégory et dégustaient tous le même menu, donnait à la soirée une ambiance tout-à-fait particulière, chacun échangeant librement avec son voisin, inconnu quelques instants auparavant. Tout le long de la soirée, Grégory, disponible, le sourire aux lèvres, virevoltait de table en table, répondant aux uns, saluant ou embrassant les autres, accordant interviews ou se prêtant à une énième séance photo.. tout cela avec une bonne humeur communicative..
J’ai rencontré d’autres personnes passionnantes dont un certain Jeff Nalin, photographe de chefs comme il aime à le préciser. Un personnage haut en couleurs, épicurien, un rien rabelaisien, plein d’humour et de faconde, généreux et blagueur. Il m’explique qu’il court le monde, un jour avec Paul Bocuse, le lendemain avec Pierre Orsi, "couvrant" le Bocuse d’Or, arpentant les manifestations culinaires dans tous les continents… Il a publié un bel ouvrage : Scènes de chefs.
dans lequel les chefs apparaissent en noir et blanc, saisis à un instant précis dans un arrêt sur image qui nous laisse entrevoir ce qui se passe avant et après la prise de vue.. pas de pose ou presque, juste un instantané.
Et puis, ce fut la dégustation du menu avec les deux plats imaginés par Grégory complétés par un dessert proposé par Georges Blanc.
En entrée : sashimi de bar à l’huile vierge acidulée, pomme de terre écrasée aux saveurs iodée. Les filets de bar sont raidis au sel, puis badigeonnés d’une marinade de citron et huile d’olive. Les pommes de terre écrasées sont réhaussées de citron vert, jus d’huitre, raifort rapé et brunoise d’huitres. Une merveille en bouche.
S’ensuit un surpême de pigeon rôti sur l’os, langoustine et parure d’automne. Sur une aubergine confite est disposé le pigeon et sur une figue confie au miel, une lagoustine. En garniture des cêpes.
Et en dessert, un tiramisu aux spéculoos.
Pour Grégory, ce repas particulier au Splendid est "l’apothéose de toute l’expérience humaine menée avec Georges Blanc au cours de la compétition". Vous pouvez aussi tenter de partager ce moment puisqu’une soirée aura de nouveau lieu ce vendredi 30 octobre au Splendid (3 place Jules Ferry 69006 Lyon 04 37 24 85 85)
Pour le futur, Grégory a, entre autres, pour 2010 un projet sur Lyon avec une épicerie-lieu de dégustation. Affaire à suivre et souhaitons-lui bonne chance et … qu’il reste lui-même…
































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